Né au Maroc, Mourad Métioui y a grandi et étudié jusqu’à l’âge de 23 ans. Il vit et travaille aujourd’hui à Bruxelles, une ville à la croisée des chemins, à l’image d’un parcours tissé entre deux rives, deux langues, et mille sensibilités. Docteur en sciences de l’Université libre de Bruxelles, ancien chercheur universitaire, il est aujourd’hui cadre dirigeant dans le service public.
Malgré ces engagements professionnels intenses, c’est bien à la lisière de ce cheminement qu’il a toujours nourri une autre soif : celle des mots. Curieux insatiable, joueur d’échecs passionné, c’est dans le silence de l’écriture qu’il donne voix à un monde intérieur vibrant.
Son lien intime avec la langue et la poésie a pris racine dans une maison où les livres étaient des fenêtres ouvertes sur l’horizon, une transmission précieuse de son père, enseignant, dans un monde où les diplômes comptaient autant que les récits partagés. C’est de là, de cet entre-deux culturel et de cet exil choisi, que sa plume a puisé sa justesse, cherchant la vibration du réel plutôt que la posture.
À la lisière du journal intime et du poème, son écriture puise dans les paysages, les silences, les révoltes contenues et les élans du cœur, avec une sobriété qui rend chaque mot essentiel. Ses textes naissent souvent d’un instant précis – un souvenir fugace, un regard posé sur une lumière, une indignation passagère – pour en révéler l’écho profond. Ils racontent une vie d’exils et d’attachements, de combats discrets et d’émerveillements simples, tissée de mots et de liens humains.
Ce cheminement l’a naturellement mené à « À cœur ouvert, à mots couverts », son premier recueil, signé sous le nom de plume Damour. Un ouvrage qui, comme un écho à sa propre histoire, invite à une traversée poétique du monde et de l’intime, entre bruissements du dehors et murmures du dedans.